La loi du talion en Egypte : « Pour un soldat tué, il faut tuer 10.000 des frères musulmans »

Dans l’Egypte de 2016, février 2016, le ministre de la Justice Ahmad Al Zanad dit dans une vidéo

qu’il « ne sera satisfait que lorsqu’on tuera, au moins, 10.000 personnes des ikhwan pour chaque soldat tué. Oui, cela est la justice, » affirme-t-il devant des millions de téléspectateurs.

 

Cet homme était juge, président du club des magistrats depuis 2009. Il a étudié à l’université de la charia et la loi connue sous le nom d’El Azhar.

De la juste réciprocité du crime et de la peine à l’amendement de la loi du talion

Dans sa déclaration, il fait appel à ce qu’on appelle la loi du talion, cette « juste réciprocité du crime et de la peine ». Est-ce à El Azhar que M. Al Zanad a appris cette nouvelle mouture de cette loi ? 

C’est la « riposte adéquate » selon le ministre, pour satisfaire « la victime » puisque tel est le but de cette loi qui se base sur un système de la vendetta et un recours à un juge comme tiers impartial et désintéressé. Mais Al Zanad n’est pas désintéressé. D’où son recours à un amendement de la loi du talion.

Et se satisfaire lui-même, en homme zélé, en juge devenu vengeur. Et un homme des frères musulmans vaut ainsi 10.000 fois moins qu’un soldat. Terrible loi.

Mais ce ministre n’est que l’exécutant au service de son souverain Al Sissi, comme il l’a été du temps de Moubarek. Sa mission :  poursuivre sa guerre contre l’indépendance de la Justice, dans la norme de la continuité de l’Etat injuste …Mais pour lui, « c’est ça la justice ».

Aujourd’hui, Ahmad Al Zanad défend coeur et âme le régime militaire et son Sissi, au point de créer cette sorte de mesure où 10.000 Egyptiens civils seraient l’équivalent d’un soldat. Et il ajoute « cela est la justice ». Comble de la perversion des nomos du droit.

Mais se situe-t-il au-dessus de la loi ? Que fait-il au juste en modifiant cette loi du talion ? Comment perçoit-il la légitimité d’une telle proportionnalité du crime ?

Un frère musulman est-il plus dangereux que 10000 soldat ?

Le dessein du ministre est évident : « défendre l’Egypte » … car la menace des frères est grande. Rendre justice à un soldat tué exige de la rendre à la loi, à la sienne, pour le salut de la nation. En tant que juge, doté de ce qu’on nomme l’imperium, pouvoir suprême attribué aux magistrats, il rappelle que la violence est elle-même à l’origine du droit puis, en homme intéressé, il la multiplie par 10.000 en instaurant cette proportionnalité : tuer 10.000 civils pour rendre justice à soldat tué.

 

Je vois avec curiosité cette descente aux enfers de la grande Egypte et je me pose la question … De quelle folie souffre l’Egypte ? Est-ce l’ignorance ? La culture de l’injustice ?

Comment expliquer cette lutte des classes ? Puisqu’il s’agit d’une nette segmentation du peuple égyptien, entre civil et militaire ? La classe militaire est en toute évidence en conflit avec la nouvelle, celle des « ikhwan » mais la révolution du 25 janvier a-t-elle réellement modifié les rapports sociaux ? De qui dépend la classe ouvrière en Egypte ? De l’armée ? Changer cette dépendance influencerait-il une telle proportionnalité de la loi du talion « zanadienne ».

Publicités

Ennahdha a été destituée du pouvoir par le « Dialogue national » : Sommes-nous en paix ou en trêve ?

Ali LDans cette photo, publiée le 13 octobre 2015 sur facebook, l’ex-chef de gouvernement Ali Laaridh, actuellement secrétaure général d’Ennahdha, évoque le départ des compagnons de Mahomet de La Mecque vers la Médine, en 622 ap. J.-C.

« De la Mecque à Médine pour sauver la daaoua (la campagne de prosélytisme ) et continuer sa propagation »

M. Laaridh, leader par excellence du parti Ennahdha, a choisi de mettre cette photo en couverture de sa page officielle sur facebook pour fêter le nouvel an de l’Hégire. Cependant, il rajoute une phrase significative « Changement de positionnement pour sauver la situation et poursuivre le message (Al ressalla). »

Cette phrase s’apparente à une leçon politique qui définit, en une phrase concise, la stratégie du prophète des musulmans qui a choisi l’exil et le retrait en quittant la place du pouvoir, la Mecque. Il s’adresse aux adhérents d’Ennahdha mais plus précisément aux « fidèles musulmans ». Il s’agirait d’un message explicatif qui prend sa légitimité de l’hsitoire de l’Hégire et de la « sagesse prophétique ».  Il a pour contexte le flux de critiques de la base d’Ennahdha envers ses dirigeants qui ont refusé de présenter un candidat à la présidentielle, qui se sont placés en deuxième position au parlement (Lire le rapport de Crisis group sur les élections) et qui collaborent, depuis les élections de 2014, avec le parti au pouvoir Nidaa Tounes, main dans la main pour une même politique

S’agit-il d’un parallèle historique avec la situation d’Ennahdha, qui a été obligée, par le « Dialogue national » en 2013, de faire un « changement de positionnement » pour ne pas subir le même sort de Morsi, qui a été destitué par l’armée en Egypte suite à un coup d’Etat et « sauver la situation » ?

Si c’est le cas, il s’agirait d’une subdivision manichéenne entre « fidèles » et « infidèles » sur la scène politique tunisienne, le camp qui représenterait Mohamed et ses compagnons », et le camp qui représenterait « les mécréants de Quraych ». Si M. Laaridh procèderait à cette identification, ce qui semble être le cas, cela signifirait une division présupposant « la guerre » contre le « mécrant ». Peut-on comprendre que « le changement de positionnement » n’est autre qu’une « trêve » ?

Bref, nous avons gagné le prix Nobel de la paix ce 9 octobre … mais j’espère que le Quartette et la société civile feront raisonner les partis politiques en place pour dépasser ces divisions idéologiques et placer le débat autour de la citoyenneté et non des différences religieuses.

Rappel historique : Quand les juifs tuaient les Romains à coups de couteau …

« Des Palestiniens ont lancé une campagne d’agression au couteau contre les Israéliens. Ça ne vous rappelle rien ? Non, vraiment ? Cherchez bien… Et relisez Flavius Josèphe. Au Ier siècle de notre ère, les juifs les plus radicaux opposés à l’occupation romaine s’armaient d’un petit couteau nommé sica et poignardaient en pleine rue tantôt des Romains, tantôt des notables juifs qu’ils accusaient de collaborer avec l’occupant. C’est pour cela qu’on les appelait les sicaires. Les Palestiniens d’aujourd’hui sont-ils les descendants des sicaires juifs du Ier siècle? Ce serait un retournement pas si surprenant et qui tendrait à donner raison à David Ben Gourion (qu’on ne soupçonnera pas d’antisémitisme primaire) qui n’hésitait pas à se demander si les vrais descendants des juifs de l’Antiquité n’étaient pas les Palestiniens…. Dans le fond, contre un occupant, les moyens de résistance ne varient pas tant que ça, malgré les progrès de la technologie (lames inoxydables, virolle de sécurité, que sais-je ?). » 

Maurice Sartre
Rappel historique 

Au Ier siècle ap. J.-C, une faction de dissidents juifs extrémistes tenta d’expulser les Romains et leurs partisans de la Judée, au moyen de l’assassinat. Ils utilisaient une dague, appelée « sica », une sorte d’eépée courte et recourbée. On les appela les « sicaires ». Cette pratique se poursuivit pendant soixante ans, jusqu’à la destruction de Jérusalem en l’an 70.

« Flavius Josèphe (qui est, selon Heinrich Graetz, partie prenante dans le conflit et tend à noircir ses adversaires afin de mettre en valeur son rôle pacificateur) définit les Zélotes comme la quatrième secte juive (après les Pharisiens, les Sadducéens et les Esséniens) : ils « s’accordent en général avec la doctrine des Pharisiens, mais ils ont un invincible amour de la liberté, car ils jugent que Dieu est le seul chef et le seul maître. Les genres de mort les plus extraordinaires, les supplices de leurs parents et amis les laissent indifférents, pourvu qu’ils n’aient à appeler aucun homme du nom de maître ».
 
Ils étaient apparus pour s’opposer au recensement du procurateur Quirinius en l’an 6 de l’ère commune. Ils REFUSENT donc le pouvoir des Romains, mais aussi celui de tout Juif prêt à une SOLUTION DE COMPROMIS avec les Romains et même celui d’autres Zélotes.
 
Les plus dangereux d’entre eux étaient les SICAIRES qui tuaient leurs adversaires avec un court POIGNARD appelé sica par les Romains.
 
Les Zélotes sont dirigés par certains prêtres du Temple qui constitue leur forteresse alors que les Sicaires, derrière Menahem (assassiné en septembre 662) puis Eleazar Ben Yair, s’appuient sur la forteresse de Massada13. Zélotes et Sicaires sont à l’origine de la féroce guerre civile qui affaiblit tant les Juifs durant toute la révolte contre les Romains, encore que Graetz accuse Josèphe d’être lui même à l’origine de la guerre civile qui a facilité la reconquête de la Galilée par les Romains. » Thx Wiki.
NB : Les arabes ne peuvent PAS être « antisémites » car ils sont eux-mêmes « sémites ». Sinon, Comment expliquer cette campagne d’agression au couteau contre les Israéliens ? Comment expliquer cette similitude historique ? A méditer.
Palestine

Des médecins courageux dénoncent le test anal à l’encontre de « présumés homoseuxuels » en Tunisie

Capture d’écran 2015-09-26 à 12.46.45
En réaction à la condamnation d’un jeune Tunisien de 22 ans à un an de prison pour homosexualité mardi dernier,  le docteur Zeineb Turki s’est exprimé sur son facebook, ce samedi 26 septembre, pour rappeller le code de déontologie médicale.
Dans sa publication, elle a dénoncé sans équivoque la pratique du test anal utilisée « pour prouver l’homosexualité d’individus » en dehors du cadre de l’agression sexuelle (Que la victime soit un homme ou une femme).
Article 7 du code de déontologie médicale
Un médecin sollicité ou requis pour examiner une personne privée de liberté ou pour lui donner des soins ne peut, directement ou indirectement ne serait ce que par sa seule présence, favoriser ou cautionner une atteinte à l’intégrité physique ou mentale de cette personne ou à sa dignité.
Décret n° 93-1155 du 17 mai 1993, portant code de déontologie médicale. (J.O.R.T n° 40 des 28 mai et 1er juin 1993 page 764)
Bien que l’examen de la marge anale soit un examen usuel de pratique médico-chirurgicale notamment dans le diagnostic de certaines pathologies chirurgicales (Abcès de la MA, fissure de la MA, fistule de la MA, hémorroïdes, etc.) sa pratique par un médecin ne devrait se faire en dehors de ces cas que lors de l’examen d’une victime d’agression sexuelle, après l’obtention de son consentement libre et éclairé.

« Je m’associe aux confrères qui dénoncent la pratique d’un examen de la marge anale sur la demande d’un magistrat en dehors du cadre de l’agression sexuelle (Que la victime soit un homme ou une femme).

J’en appelle également au Conseil de l’Ordre des médecins (CNOM), en tant que garant de la profession, de son éthique et du respect de la déontologie médicale mais aussi au nom de la conscience de condamner avec la plus grande fermeté la pratique d’un tel examen en dehors des cas sus-cités. »

Le docteur Sami Ben Sassi s’est insurgé également contre cette pratique qu’il qualifie de « moyen-âgeuse ». Selon lui, « les médecins légistes doivent refuser de pratiquer ces actes sinon ils peuvent être considérés comme complices de ces crimes assimilables à des viols. »

Les victimes doivent porter plainte auprès du conseil de l’ordre des médecins, ajoute-t-il, car « ce sont les médecins qui devraient s’élever en premier contre ces pratiques barbares médicalement dépassées ».

Pour le docteur Moez Ben Salem, le médecin légiste qui a fait ce test sur le jeune étudiant « a certainement dû oublier une disposition fondamentale du Code de Déontologie ». M. Ben Salem a rappelé sur son facebook que l’article 2 y dispose que «Le respect de la vie et de la personne humaine constitue en toute circonstance le devoir primordial du médecin».

En pratiquant «un test anal» honteux et dégradant, ce médecin n’a pas respecté l’intégrité physique de ce jeune homme. Ce médecin s’est déshonoré.

Je souhaite de tout coeur que le Conseil de l’Ordre des Médecins intervienne pour mettre fin à des agissements dégradants, contraires aux dispositions du Code de Déontologie.

Jusqu’à ce jour, l’ordre des médecins a gardé le silence et n’a émis aucune observation vis-à-vis de cette affaire. Seuls quelques médecins ont osé dénoncer le « test anal », puisque ce sujet reste « tabou » dans une société éminement conservatrice.
Des associations comme Damj pour la justice et l’égalité ainsi que Shams poursuivent leur lutte à l’encontre de ce qu’ils nomment déjà de » test de la honte ».
Selon le président de Damj, « l’article 23 de la nouvelle Constitution tunisienne- adoptée en février 2014-« protège l’intégrité physique et la dignité humaine tandis que l’article 24 dispose clairement que l’État est garant du respect de la vie privée ; ainsi « ce test anal transgresse la Constitution et viole l’intégrité physique des citoyens qui se retrouvent dans ce genre de situation ».

Un étudiant tunsien se retrouve obligé de montrer son anus à un medecin et finir en prison pour homosexualité

230Aujurd’hui, un jeune étudiant tunsiien âgé d’à peine 22 ans a été jugé pour un an de prison. La preuve de son crime serait des sms intimes avec un autre homme selon l’association Damj.

Le 6 septembre, des policiers du poste de police Hammam Sousse l’appellent et lui demandent de venir les voir. Il s’y rend pour finir en détention pendant 6 jours où il sera interrogé sur sa sexualité. « Homosexuel ou pas ? », « T’as eu des relations avec des hommes ? » … Le jeune homme finit par raconter son intimité à ces étrangers.

Le 11 septembre, il passe devant le procureur de la République. Quatre jours plus tard, il passe au tribunal de première instance à Sousse 2 mais le jugement sera reporté au 22 de ce mois. Mme la juge attendait le resultat d’un test d’une « inspection anale »… Car un jour plus tôt, notre ami a été obligé de montrer ses fesses à un médecin légiste à Sousse.

Aujoud’hui, la juge a eu le résultat du test anal. Le jeune homme a été jugé coupable selon le code pénal, article 230 … pour homosexualité. Dommage pour lui, il n’était pas « actif » selon la justice tunisienne en 3D. Pour Wahid Ferchichi, président de l’Association pour la défense des libertés individuelles, aucune disposition de la législation n’autorise ce test mais le juge l’utilise comme un moyen de preuve pour faire appliquer l’article 230, rapporte le HuffPost. Ceci est la Tunisie de 2015.

NB : Le gouvernement en place est aux mains des « modernistes » de Nidaa Tounes et de Béji Caid Essebsi, les « laics » selon les médias étrangers, qui ont promis « la Tunisie du XXIème siècle » en opposition à celle des islamistes, sous entendu Ennahdha du VII ème siècle.

A lire en arabe, le communiqué de l’association Damj qui condamne fermement ces pratiques anticonstitutionnelles.

Damj

Capture d’écran 2015-09-22 à 18.13.52

La Tunisie peut aussi être contrôlée par « Daech » … Tout le monde devrait en être conscient

Un exemple édifiant : Comment Daech a fini par contrôler Raqqa en Syria ?

Dans cet excellent reportage de France 24 (cliquez ici pour le regarder), Aya, une jeune syrienne, raconte sa vie … Jusqu’à la fin de l’année 2013, elle se baladait dans sa ville, Raqqa, avec des vêtements qui n’ont rien à voir l’islamisme. On sentait l’arrivée de Daech, dit-elle … cependant rien n’a été fait pour arrêter cela. L’opposition s’est retirée.

Il suffisait d’avoir une arme pour contrôler une cité et constituer la base populaire, explique la jeune activiste.

L’une des choses les plus marquantes dont témoigne Aya, c’est au sujet de ceux qui étaient contre Daech … et qui ont fini par y adhérer.

En Tunisie, nous risquons le même sort aussi, puisque « Daech » est un phénomène endogène et non exogène à notre société, chose que certains refusent de voir, malgré les milliers de combattants tunisiens dans zones occupées par l’Etat islamique, sans parler des défaillances sécuritaires …

Je pose aussi la question : Comment un pays qui n’arrive pas à avoir une « politique » de ramassage de poubelles peut-il avoir une politique sécuritaire efficace ?

Le constat est amer … Et comme l’a dit mon amie Deborah, « ouvrir un dialogue social, une réconciliation nationale, même avec les courants islamistes modérés, en tant que partie intégrante de la société, s’avère toujours plus urgent pour dépasser les conflits identitaires et la spirale de la violence. »

Les stigmatiser, créer de nouveaux ennemis alors qu’un danger plus grand guette le pays, est loin d’être judicieux comme politique.

Personne ne peut t’obliger à jeûner et personne n’a le droit de t’obliger de ne pas jeûner

Certains croient qu’il y a une loi qui oblige les cafés et restaurants à avoir une autorisation pour servir pendant le mois de Ramadan en Tunisie. Ceci n’est pas vrai. D’après le juge Faouzi Maalaoui, « il n’y a pas un texte législatif qui édicte de telles mesures ».  Cependant, d’après M. Maalaoui,

« Il revient aux collectivités publiques territoriales (gouvernorat) et locales (communes), dans l’exercice de leurs prérogatives de police administratives de décréter des mesures de réglementation et même de prohibition de certaines activités, manifestations …en vue de préserver l’ordre public social, économique, moral et même esthétique. Ces mesures se doivent d’être, nécessaires, limitées dans l’espace, dans le temps et ne doivent en aucun cas porter atteinte à l’essence des droits et libertés individuelles et/ou collectives. »

Tous les Tunisiens ont donc le droit de manger pendant ce mois. Jeûner est un choix personnel et un droit-malheureusement bafoué en Chine-, ne pas jeûner est aussi un choix personnel et un droit-erroné en Tunisie et dans d’autres pays. Certains sont obligés de se cacher pour manger, d’autres passent à l’action et obligent des cafés/restaurants à fermer …

Rappelons que la foi ne peut en aucun cas être imposée. Ce qui me plait dans ce livre qu’est le Coran, c’est que le Dieu lui-même rappelle qu’on ne peut contraindre autrui à la foi. « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est- ce à toi (Muhammad SAAS) de contraindre les gens à devenir croyants ? » Sorate Jonas, verset 99.

Pourquoi est-il important d’avoir la liberté de croire ou de ne pas croire …La liberté de conscience est un droit dans notre constitution mais aussi un principe fondamental en Islam. Le verset 99 de la sourate de Jonas devrait faire réfléchir certains… Quant à ceux qui ont été contraints de fermer leurs commerces, ils devraient porter plainte.