Tunisie : Le ministère de la Défense découvre 61 camps de terroristes

Belhassen Oueslati

Belhassen Oueslati

Depuis 2014, grâce aux ratissages, 61 camps de terroristes, « plutôt grands » où « ils vivaient ou qu’ils gardaient comme des points de réserve » ont été découverts, a révèlé le porte-parole du ministère de la Défense, Belhassen Oueslati, ce samedi 9 mai, lors d’une conférence de presse à Tunis.

« La guerre des fantômes » des terroristes à Kasserine

Après le ratissage, les unités sécuritaires ne trouvaient pas les cadavres, « alors que nous les avions vus », poursuit M. Oueslati ; » alors qu’on était sûr d’avoir abattu des éléments terroristes mais nous nous trouvions pas leur trace après », ajoute-t-il. Selon lui, cela est désigné par ce qu’on appelle « la guerre des fantômes » des terroristes.

 » Dans le djebel Chambi, nous avons trouvé quelques cimetières. C’est leur émir qui se charge d’ensevelir les morts… Autour des camps, ils creusent des trous pour les utiliser comme cimetières, car ils se basent sur ce qu’ils appellent « la guerre des fantômes » pour susciter le doute chez les unités sécuritaires. Les terroristes mettent sur ces cimetières des paquets de sel pour que les chiens ne les trouvent pas, en déstabilisant leurs capacités olfactives. »

« Dès le début, nous nous sommes concentrés sur la question des cadavres parce que c’est une chose essentielle pour ces groupes de cacher leurs pertes, car ils sont peu nombreux et essayent de recruter des individus en démontrant qu’ils sont intouchables », explique le porte-parole du ministère.

Deux opérations terroristes menées par des Algériens en Tunisie avant 2011

M. Oueslati a évoqué également deux autres opérations terroristes méconnues, portant les noms de « Sondes » et « Sran », menées par des Algériens sur le sol tunisien, avant la révolution.

« Vous devez savoir que l’Armée tunisienne a commencé son étude dans le domaine de la lutte contre le terrorisme depuis les années 90, notamment après l’opération Sondes, en1995, qui a visé le poste de la garde nationale, et l’opération de Sran en 2000. C’était des membres Algériens qui ont traversé les frontières tuniso-algériennes. Les unités sécuritaires et militaires ont commencé leur suivi de ces groupes, en faisant des études et en analysant pour trouver des moyens de traitement avec eux.

A cause de la censure avant la révolution, seules la fusillade de Soliman (3 ajnvier 200è) et l’attentat contre la synagogue de La Ghriba (11 avril 2002) ont été médiatisés. Pour le reste, la lutte contre le terrorisme en Tunisie ainsi que l’historique et le nombre de « djihadistes emprisonnées ou ayant voyagé vers des zones de conflits pour combattre, restent imprécis. Certains parlent de l’emprisonnement de plus de 5000 djihadistes entre 2005 et 2007 mais les chiffres restent non vérifiés.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s